Le voyage des grues

Après avoir niché en Scandinavie, les grues cendrées repartent vers le sud en fin d’été.
De septembre à novembre, il n’est pas rare de croiser leurs ondulants vols migratoires, ponctués de cris stridents de trompette qui leur permettent de garder le contact entre elles.
Elles adoptent bien souvent la position en V qui permet à chaque grue de s’abriter derrière celle qui précède et de moins se fatiguer. L’animal de tête assure un effort important mais il est fréquemment remplacé.

En France, la principale halte migratoire se situe sur le lac de Der en Champagne où les oiseaux se reposent et reprennent des forces avant de poursuivre leur voyage. Près de 200 000 grues fréquentent le site, la plupart continuent leur voyage vers le sud pour hiverner en Aquitaine ou en Espagne. Cependant, si la nourriture est suffisante et l’hiver pas trop froid, quelques milliers restent sur place.

On assiste chaque jour à leurs ballets aériens lorsqu’elles partent le matin pour se nourrir sur les champs voisins et reviennent le soir dormir en sécurité sur le lac. Elles consomment les restes de mais glanés dans les champs. Ces incartades dans les cultures posent parfois des problèmes, mais les agriculteurs sont indemnisés en cas de dommages, surtout lors du voyage retour en mars, où de jeunes pousses sont consommées.

Si vous avez l’intention d’aller voir ces magnifiques oiseaux, profitez-en pour visiter le 21ième festival international de photos animalières et de nature qui se déroule du 16 au 19 novembre 2017 à Montier en Der. Près de 2000 photos sont présentées sur 15 sites et les organisateurs attendent près de 40 000 visiteurs.

Je serai jeudi 16 sur le stand d’Objectif Nature.

Voir d’autres photos dans la galerie

Écrire commentaire

Commentaires : 0