Les ailes du mâle sont ornées de taches orangées qui facilitent sa reconnaissance.
Ce papillon accomplit une seule génération dans l’année et reste visible jusqu’en juillet.
Plus discrète, la femelle ne porte pas de taches orangées, elle est parfois confondue avec les petites piérides
blanches.
Chez les 2 sexes l’envers des ailes est décoré de fines marbrures jaune-vert qui permettent à ces papillons de se dissimuler facilement dans les herbes pour dormir. La femelle pond sur
différentes plantes de la famille des choux (Brassicaceae). En particulier sur la Cardamine des prés (Cardamine pratensis), d’où son nom scientifique d’Anthocharis cardamine.
Cette plante affectionne les prairies humides et les lisières forestières.
L’observation attentive de ces plantes permet de découvrir le minuscule œuf de l’aurore pondu près des boutons floraux. Comme chez la plupart des piérides, l’œuf est allongé et rayé. En général il n’y a qu’un œuf par pied car la chétive plante ne peut subir la gloutonnerie de plusieurs chenilles. Cette compétition mène au cannibalisme et la plus grosse chenille mange la plus petite. Dure loi de la nature que la femelle pressent en ne pondant qu’un seul œuf par plante et en déposant son odeur qui signalera aux autres femelles que la place est occupée.
La chenille bleu-vert au corps allongé se dissimule le long de la tige. Arrivé à maturité, elle s’accroche sur une tige de graminée et tisse un solide fil de soie qui entoure son corps à sa taille. Ainsi maintenue, elle entreprend une dernière mue qui donnera naissance à une chrysalide succincte de forme allongée. Elle passera l’hiver sous cette forme avant d’éclore au printemps suivant.
Au sud de la France, dans les départements du pourtour méditerranéen, l’aurore de Provence (Anthocharis euphenoides) vole de mars à juin. Le mâle possède de
magnifiques ailes jaunes. La chenille se nourrit de biscutelle et de sysimbre.
Cette piéride a déjà été signalée dans l’Ain, le changement climatique pourrait permettre l’expansion de cette espèce vers le Nord. Mais doit-on s’en réjouir ?


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Christian Berquer (samedi, 30 mai 2026 13:17)
Waouh ! Super reportage, comme d'habitude, Gérard !
Amitiés à vous deux de nous deux.
Christian
Didier (samedi, 30 mai 2026)
Bravo Gérard tu nous régale les yeux!
Elisabeth Winter (samedi, 30 mai 2026 20:49)
Magnifique �
Merci
Thierry (samedi, 30 mai 2026 22:33)
Bonjour Gérard,
Merci beaucoup pour cette article toujours aussi intéressant que les précédents et agrémenté de tes belles photos.
Piur information, ce soir en revenant rue Legoas, j'ai croisé le vol d'un lucane cerf-volant.
Amicalement
Marianne (dimanche, 31 mai 2026 20:29)
Superbes photos, et des tas d'informations sur cette Piéride aurore que nous connaissons tous sans bien la connaître !
Merci !
Marianne
Luc et Claude B (lundi, 01 juin 2026 10:16)
Nous jalousons ta piéride mâle méditerranéenne.... Celle-ci ne s'est pas présentée jusqu'à présent sous notre œil-objectif ! Merci pour cette photo. Bisous Gégé.